Un millier d’agneaux sacrifiés en deux jours

Coulommiers (77), samedi 4 octobre 2014. Dans la boucherie, les familles attendaient patiemment de récupérer la viande, certifiée par le label Halal vert. Auparavant, elles ont pu voir les moutons parqués près de l’abattoir.

Ils font la queue aux portes de l’abattoir. Il est 10 heures, ce samedi. Les sacrifices ont débuté à 8 h 45. Leur mouton qui a été égorgé sous leurs yeux leur sera bientôt confié. À l’abattoir temporaire de Coulommiers, rien n’est laissé au hasard. Les clients ont pris leur rendez-vous et connaissent leur heure de passage. Ceux qui s’y prennent à la dernière minute doivent attendre 16 h 30 pour être servis. Mais toute se passe sans incident.

Il faut dire que la machine doit être bien rôdée, car avec quelque 1 000 égorgements dans le week-end, ici, on ne chôme pas. Martine Piton est gérante de l’abattoir qui a reçu une dérogation spéciale pour exercer durant l’Aïd-al-Adha. Le reste de l’année, il est fermé, même si la patronne caresse toujours l’espoir de le voir rouvrir un jour.

Elle court de l’un à l’autre pour régler les questions de dernière minute. « C’est une très grosse organisation, explique-t-elle. Vingt-cinq personnes travaillent d’arrache-pied. Nous avons commencé les réservations il y a un mois. Quant à l’organisation à proprement parler, on est dessus depuis le mois de juillet. »

Vendus 290 € l’unité

Du travail, il y en a effectivement, car cette année, les abattoirs de Jossigny et de Meaux étaient fermés au public, Seuls les grossistes pouvaient venir chercher de la viande durant ces deux jours. « Malgré tout, cette année, c’est quand même un peu plus calme que d’habitude, remarque Martine Piton. Certainement la faute à la crise. En revanche, il y a beaucoup plus de monde chez nous que d’agneaux vendus car les gens viennent en famille. »

Les agneaux âgés de 8 mois ont été achetés dans le Loiret et coûtaient 290 € l’unité le samedi contre 250 € le dimanche. Pour Jamal Souna, président de l’association Halal Vérif de Seine-Saint-Denis, la maison garantit la qualité. « Ici, ils font ce que l’on appelle le label halal vert. Nous sommes là pour le certifier. Cela veut dire que les bêtes sacrifiées ont vécu en plein air, n’ont pas mangé d’organismes génétiquement modifiés (OGM) et n’ont pas reçu d’hormones de croissance. Par ailleurs, tous les animaux sont tués sur place. » Selon la tradition, chaque agneau doit être partagé en trois : une part pour la famille, une autre pour des proches et la dernière pour un voisin pauvre.

Source : Le Parisien

 

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