| L’acharnement islamophobe |
| Écrit par Ilyess | |||
| Mercredi, 16 Juin 2010 02:49 | |||
![]() « Le droit doit évoluer pour nous permettre de lutter plus fermement contre certains comportements. La définition de la polygamie inscrite actuellement dans le Code pénal n'est pas adaptée à la réalité d'aujourd'hui » a déclaré Brice Hortefeux, l’irréprochable Ministre de l’Intérieur, des Cultes, des « Auvergnats » et des déchéances de nationalité. Pour l’emporter sur leurs adversaires, les tricheurs de la République en sont réduits à changer les règles du jeu au cours des parties engagées. Néanmoins, pour gagner les concours de bites et réaliser leurs fantasmes, ils vont sacrément devoir durcir leurs outillages législatifs. La difficulté va consister pour eux à élaborer ou aménager des lois qui pourront sanctionner la polygamie de fait, et son incitation par des mariages religieux ou coutumiers, sans pour autant condamner l’infidélité et l’adultère (1) qui appartiennent implicitement à l’identité nationale. A terme, l’hypocrisie et la trahison conjugale devraient donc officiellement l’emporter sur la franchise et l’assentiment matrimonial. Belle mentalité. Abstraction faite de toute arrière pensée islamophobe, il eût été fort étonnant que, dans nos sociétés aux moeurs dissolues, une affaire de ménage à trois (à quatre ou à cinq également) entre adultes consentants en viennent encore à choquer qui que ce soit. En clair, le droit ne doit évoluer que pour garantir l’impunité des charges islamophobes. La polygamie illimitée a vécu de beaux jours en Occident et ce ne furent pas les traditions juive et chrétienne qui l’ont interdite complètement mais les parlements modernes (2). L’Islam est non seulement la seule religion à avoir limité à quatre un nombre d’épouses jusqu’alors illimité et à avoir assujetti les mariages multiples à une stricte égalité de traitement des épouses (3). Être ouvertement une co-épouse respectée est une alternative à une vie de frustration sans mari ni enfants, ou à une liaison illicite et cachée. Rappelons que les Musulmans et les Musulmanes doivent librement et impérativement donner leurs consentements aux mariages qu’ils contractent, sous peine de nullité. La première épousée a toute latitude de restreindre son mari à la monogamie, par promesse formelle ou contrat matrimonial, et les suivantes de refuser d’être unie à un homme déjà marié. Alors de quoi je me mêle ! Mais « il n’y a pas de quoi fouetter un chat » puisque la polygamie est quasiment tombée en désuétude chez les Musulmans contemporains. Les conditions à remplir par les candidats étant tellement difficiles à réaliser, ils préfèrent rester monogames. Daniel Youssof Leclercq 1- En France, l’adultère a cessé d’être une faute pénale depuis 1975 mais pas pour le Code civil qui stipule en son article 212 que « les époux se doivent mutuellement fidélité ».
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