| La Ligue de défense juive (LDJ) frappe encore |
| Écrit par Ilyess | |||
| Mardi, 31 Mai 2011 17:29 | |||
![]() Le 5 mai dernier, à la mairie du XIVe arrondissement de Paris à l'occasion d'une réunion organisée par l'association France-Palestine, une vingtaine de membres de la LDJ (Ligue de défense juive) ont interrompu violemment la conférence. Sept d'entre eux ont été interpellés. La vingtaine de jeunes gens, certains mineurs, avaient pris place calmement dans la salle des fêtes de la mairie du XIVe arrondissement. La présence de ces « jeunes » réjouissait Sylviane de Wangen, déléguée de la section de l'arrondissement de l'association : « On n'a pas l'habitude de voir des moins de 25 ans s'intéresser au conflit israélo-palestinien. » Elle a vite déchanté. Gants en cuir renforcés et chaises qui volent Les chaises volent, les tracts promettant de ne laisser « aucun repos » aux antisémites et comparant l'antisionisme au nazisme aussi [nous n'avons pas pu voir le tract comparant l'antisionisme au nazisme, il est cité par l'AFPS, ndlr]. En face, c'est la peur qui domine. Au moins une personne est blessée et a porté plainte. Sylviane de Wangen confie : « On craignait qu'ils lancent aussi des gaz lacrymogènes dans la salle, comme ils l'ont déjà fait au siège de l'association. » L'intervention des forces de l'ordre a permis l'arrestation de sept perturbateurs, dont trois mineurs débouchant sur autant de gardes à vue. Une information judiciaire a été ouverte pour « entrave à la liberté et violence volontaire en réunion ». Sylviane de Wangen : « Il est absolument certain qu'il y aurait eu des violences si la police n'était pas intervenue rapidement. La LDJ était venue pour provoquer et que cela dégénère. Heureusement, nous sommes restés de marbre face à leurs provocations et avons réussi à calmer ceux qui parmi nous auraient voulu en découdre. » De l'intimidation physique, intolérable en démocratie L'édile du XIVe estime que sa judéité les a « encore plus énervés » : « Je suis un partisan de la résolution politique et non-violente du conflit israélo-palestinien et de l'application de la résolution 242 du conseil de sécurité de l'ONU [frontières négociées de 1967, ndlr]. » L'Union des juifs pour la paix (UJFP), qui milite pour une coexistence pacifique des Palestiniens et des Israéliens dans deux Etats souverains, n'est pas étonnée par cet incident. André Rosevegue, coprésident de l'UJFP : « Toute mobilisation pour la Palestine vit sous la menace d'intervention de ce type. C'est condamnable et insupportable. » Il accuse par ailleurs la justice de faire preuve « de mansuétude jusqu'à présent ». Plusieurs plaintes ont en effet été déposées après différentes actions violentes de la LDJ et souvent, le lien n'est pas fait entre ces différentes opérations : « Ceux qui sont poursuivis sont considérés comme des primo-délinquants. Il existe des condamnations d'individus qui ne mettent pas en cause le groupe lui-même. » Résultat : la LDJ, que nous n'avons pas réussi à joindre, n'est toujours pas interdite en France, alors qu'elle l'est en Israël et aux Etats-Unis. Source : Rue89
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