| Hécatombe électorale pour la Droite populaire |
| Écrit par Ilyess | |||
| Mardi, 19 Juin 2012 16:14 | |||
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Fer de lance de la stratégie de droitisation de la campagne de l'UMP pour les élections présidentielle et législatives, qui se sont toutes deux soldées par des défaites, la Droite populaire a perdu beaucoup de plumes lors du scrutin du 17 juin. Dimanche, la moitié des 43 députés de l'aile droite de l'UMP ont été désavoués dans leur propre circonscription. Seuls dix-neuf élus du collectif ont conservé leur siège, notamment dans le Rhône, où ils ont été réélus haut la main. Deux des figures les plus médiatiques de la Droite populaire ont été victorieuses : Lionnel Luca (Alpes-Maritimes), dès le premier tour, et Jacques Myard (Yvelines). L'ancien ministre Thierry Mariani a également été réélu... mais en changeant de circonscription. Désormais député des Français de l'étranger, il a observé, impuissant, son ancien fief du Vaucluse passer sous la coupe de son rival historique, le maire d'extrême droite d'Orange, Jacques Bompard. Deux membres du collectif ne se représentaient pas, l'un est devenu récemment député européen. Tous les autres (vingt-et-un élus), dont quelques figures emblématiques, ont en revanche disparu : ■Maryse Joissains-Masini ■Jean-Paul Garraud ■Brigitte Barèges ■Eric Raoult ■Christian Vanneste Seize autres députés appartenant à la Droite populaire ont perdu leur siège dimanche soir : Elie Aboud (Hérault), Patrice Calméjane (Seine-Saint-Denis), Claude Bodin (Val-d'Oise), Bernard Carayon (Tarn), Eric Diard (Bouches-du-Rhône), Jean Roatta (Bouches-du-Rhône), Paul Durieu (Vaucluse), Jean-Michel Ferrand (Vaucluse), Jacqueline Irles (Pyrénées-Orientales), Daniel Mach (Pyrénées-Orientales), Jean-Marc Roubaud (Gard), Jacques Remiller (Isère), Christine Marin (Nord). Richard Mallié (Bouches-du-Rhône), Georges Mothron (Val-d'Oise) et Patrick Beaudouin (Val-de-Marne). Nadine Morano ne fait pas partie de la Droite populaire, mais elle a illustré la chasse aux voix du Front national entre les deux tours des législatives. Piégée par un canular téléphonique de l'imitateur Gérald Dahan, l'ancienne ministre de l'apprentissage avait affirmé que, "bien sûr", le FN et l'UMP ont des intérêts communs, et que "Marine Le Pen a beaucoup de talent". Elle avait ensuite lâché : "J'ai pas envie que ça devienne le Liban chez moi !". Elle a été battue dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle (44,33 %), contre 55,67 % à son rival socialiste, Dominique Potier. Même destin pour Claude Guéant, un autre ministre qui a incarné aux yeux des Français la droitisation de l'UMP. L'ancien ministre de l'intérieur a été battu dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine, où il était parachuté, par le dissident de l'UMP Thierry Solère lors d'une triangulaire. L'ancien ministre de l'intérieur obtient 38,41 % des voix, M. Solère 39,35 %, et la candidate PS, Martine Even, 22,24 %. Source : Le monde
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Commentaires
Le chien qui aboie n'a pas de dent !! j'ai moins peur de la droite que de la sournoiserie de la gauche. Citer
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