| Disparité au sein de la Communauté |
| Écrit par Stéphanie | |||
| Samedi, 16 Juin 2012 01:17 | |||
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Même si c’est ce que certains détracteurs voudraient faire croire, les Musulmans ne sont pas des clones tous sortis du même moule. D’ailleurs, leurs points de vue et leurs agissements sont tellement divers qu’il est indispensable de les évoquer. Selon les uns, les différends courants spirituels ou politiques islamiques contribuent à leur façon à l’enrichissement de la Communauté musulmane mais pour les autres, ils ne sont synonymes que de division et de sédition. L’Islam, bien qu’étant considéré par tous les Musulmans depuis quatorze siècles comme la dernière révélation divine et le seul culte recevable (1), et bien que l’unité soit de règle et la division réprouvée (2), quelques désaccords dogmatiques ont fini par voir le jour. Néanmoins, en comparaison de ceux qui sont à l’origine de l’émergence des innombrables sectes du Christianisme, on peut dire qu’ils ne sont pas rédhibitoires. Contrairement aux Eglises catholiques, protestantes, etc. dont les patrimoines religieux respectifs regorgent d’incompatibilités et d’exclusions réciproques, les différentes expressions islamiques reposent malgré tout globalement sur la même doctrine et les mêmes règles. Incontestablement, les Chiites et les Sunnites ont une perception différente du message divin mais, en comparaison des divergences chrétiennes dont les liturgies sont fondamentalement différentes, leurs désaccords peuvent être considérés comme minimes. Nombre de rites peuvent être effectués en commun (Attestations de foi, Offices de Prière, Jeûne de Ramadhan, Taxe Zakat, Pèlerinage à La Mecque) et les différends les plus profonds sont plutôt d’ordre politique, concernant principalement la succession du Prophète ( ص) laquelle devait pour les uns échoir aux plus méritants de sa famille et pour les autres résulter d’une élection. Comme le soulignait le Professeur Muhammad Hamidullah, les différentes écoles juridiques (3), destinées à faciliter aux Croyants la compréhension et l’accomplissement des pratiques rituelles, rendent chacune à leur façon hommage aux divers usages prophétiques (4). Les dissemblances mineures constatées au sein des différents courants de l’Islam n’ont non seulement pas d’incidence sur le dogme mais sont même appréhendées par certains comme une miséricorde de DIEU envers Ses serviteurs (5). Selon les époques ou les influences, différentes sensibilités religieuses privilégiant l’esprit ou la lettre sont apparues ça et là pour revisiter les enseignements religieux et/ou revivifier la foi des Croyants. A l’opposé du Soufisme qui est un Islam ésotérique où, comme dans le Christianisme, prédominent les exaltations et les approximations, le Salafisme est un Islam exotérique qui, à l’instar du Judaïsme, incite à la rigueur et à la culpabilisation. Le militantisme est préconisé aussi bien dans le Tabligh (propagation) que dans le mouvement des Frères Musulmans et ses ersatz mais autant chez les uns les enseignements sont volontairement élémentaires mais surannés, chez les autres ils se veulent universitaires mais télécommandés. Au lieu de subir des influences sectaires, on recommandera plutôt de s’inspirer intelligemment du Coran, des Traditions prophétiques authentiques et de la littérature islamique orthodoxe. Daniel-Youssof Leclercq 1. « Oui, la religion, aux yeux de DIEU c’est la Soumission (l’Islam) » (Coran 3 :19). «Et quiconque désire une religion autre que la Soumission (l'Islam), de celui-là ce ne sera point reçu ! Et il sera, dans l'au-delà, parmi les perdants. » (Coran 3 :85).
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