| Dima : la communauté musulmane de Pessac sous le choc |
| Écrit par Stéphanie | |||
| Mercredi, 14 Octobre 2009 02:56 | |||
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![]() Près d'un demi-millier de personnes, en grande majorité musulmanes, ont défilé samedi après-midi du Géant Casino jusqu'à la mairie de Pessac. Leur mot d'ordre : « Non à l'islamophobie, non au racisme, non à la haine entre les citoyens ! » Cette manifestation était organisée en réaction à l'agression d'une jeune fille voilée, agression survenue le samedi 19 septembre. Ce jour-là, en fin d'après-midi, une Pessacaise de 20 ans, qui porte le foulard, immobilise sa voiture près du centre commercial de Pessac, le temps de quelques vérifications sur son automobile : des voyants, sur le tableau de bord, signalent un dysfonctionnement. La conductrice vient de faire quelques courses, notamment en vue de la célébration de la fin du ramadan, prévue le lendemain. Injures et menaces Selon le récit de la jeune fille, trois garçons et une fille d'une vingtaine d'années, décrits comme « des marginaux de physionomie européenne » (l'un d'eux porte des dreadlocks), l'approchent alors qu'elle examine sa voiture. Ils la bousculent, la menacent et l'injurient. L'un des trois garçons tente même de lui érafler la joue avec un objet qui n'a pu être identifié - la victime s'en est tirée avec une cicatrice superficielle. Cette agression, qui a valu à la jeune femme dix jours d'interruption de travail, a aussitôt suscité une forte émotion dans la communauté musulmane pessacaise. D'autant que la jeune fille est issue d'une famille connue, bien intégrée, très impliquée, notamment auprès de l'Association des musulmans de Gironde, qui gère une grande partie des lieux de culte du département. Le père de la victime, Amir Chaban, est médecin urgentiste ; ses enfants fréquentent, pour leur scolarité, des établissements catholiques bordelais, ses filles portent le voile : sa famille fait partie de la bourgeoisie musulmane de l'agglomération. Amir Chaban ne souhaite pas exposer sa fille ; il a toutefois confié hier : « Les phrases qui ont été proférées ce soir-là contre elle sont si injurieuses que je n'ai pu lire le PV dans son intégralité... » Pourquoi trois semaines se sont-elles écoulées entre l'agression et le rassemblement de soutien de samedi ? « Parce que ma fille, très choquée, ne voulait pas, au début, porter plainte ; elle n'a déposé sa plainte, pour injures et menaces, que la semaine dernière, après les nombreux encouragements de ses amis », explique Amir Chaban. Marche silencieuse L'initiative de la marche silencieuse de samedi est en grande partie venue de l'Association des musulmans de Pessac. Laquelle, rattachée à l'Association des musulmans de Gironde, est en charge du culte dans la salle de la Châtaigneraie, mise à disposition des musulmans pessacais pour la prière du vendredi. « Il nous a paru naturel de mobiliser ce collectif pour la soutenir ; nous avons tenu à organiser une marche très calme, sans slogans », précise Abdouramane Ridouane, secrétaire général de cette association rejointe dans son appel par les Scouts musulmans de France, l'Union M, la Ligue des droits de l'homme, l'USSAP Boxe, le NPA-Pessac... Samedi, en fin d'après-midi, une délégation a été reçue par un adjoint au maire de la commune. Quant à l'enquête, elle a été confiée à la brigade de Pessac. (SUD OUEST - Lundi 12 Octobre 2009) Intervention du :
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Commentaires
je n'y crois pas du tout c'est pour se donner
de l'importance - tout est instrumentalisé
moi j'en ai marre d'entrendre parler que des musulmans - si l'on va dans leur pays je respecte leur coutume - pas eux Citer
Je suis d'accord avec toi mais quand un maire décide de sortir son echarpe, donc qu'il appose le symbole républicain pour défendre des musulmans en arrière plan, il doit tout de même choisir les mots qui ne trahissent pas justement les valeurs de la république. souhaiter la bienvenue à quelqu'un dans la république, c'est renvoyer le miroir d'une personne étrangère à celle-çi… Citer
je suis heureux de vous receveoir au nom de la république.
Merci Mr le Maire de nous acceuillir. je savais pas qu'on était pas chez nous : les mots ont de l'importance m. le maire. Citer
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