|
Deux heures avant la rupture du jeûne, ce dimanche le Président Morsi a offert au peuple égyptien la surprise et le cadeau du mois de Ramadan.
Remerciements du Ministre de la Défense, Chef d’État major des Armées et Président du Conseil Suprême des Forces Armées (SCAF), le maréchal Tantaoui et du vice-Président du SCAF, le général Anan.
Plus que de congédier ces anciens zélés serviteurs du régime Moubarak, enrichis par les aides étasuniennes régulièrement versées pour maintien des accords du camp David, le Président élu que ne pouvait récuser la junte militaire qui exerçait l’intérim a invalidé l’addendum constitutionnel apporté le SCAF en mars 2011 et publié le 17 juin 2012 qui restreignait les pouvoirs de l’exécutif civil. (1)
En particulier, par son article 53 l’addendum stipule que les membres du SCAF décident seuls de la nomination de leurs pairs, le Président de la République doit en passer par le Haut Conseil s’il veut déclarer la guerre.
Sun Tzu, dans l’Art de la Guerre au chapitre de l’Énergie, énonce : « La force qui affronte l’ennemi est la force normale, celle qui le prend de flanc, c’est la force extraordinaire. Aucun chef d’armée ne peut arracher la victoire à l’ennemi sans le secours des forces extraordinaires. En règle générale, dans la bataille, utilisez la force normale pour engager le combat ; utilisez la force extraordinaire pour remporter la victoire. »
La bataille a été engagée par l’ennemi qui a assassiné seize gardes-frontières dans le Sinaï. Morsi a répliqué par une force extraordinaire, latérale. Il a pris l’ennemi par surprise, saisissant l’occasion offerte par cette circonstance d’une tentative de déstabilisation.
La vulnérabilité de l’ennemi est située toute entière par la méconnaissance de ses intentions tenues secrètes et jugées improbables. La saison était favorable, le terrain avantageux et le chef des opérations n’a pas manqué de vaillance.
Puisque cette génération de militaires est incapable d’assurer la sécurité des soldats et du pays, les congédier est une décision logique. Sans s’engouffrer dans les subtilités des fausses bannières et de la spirale incontrôlable des supposés complots, Morsi a frappé net et clair au cœur du dispositif inféodé à l’OTAN reliquat de l’ancien régime.
La place Tahrir a de nouveau vibré pour fêter l’événement. Elle sera noircie de millions d’Égyptiens quand il faudra exiger du Sud Soudan contrôlé par Israël qu’il ne les assoiffe pas par sa gestion des sources du Nil.
La participation de la Turquie dans la destruction de la Syrie peut être attribuée à de multiples causes stratégiques dont sa rivalité avec la Chine sur le continent africain comme débouché à ses entreprises du BTP, de construction de voies ferrées, et des babioles de consommation courante ainsi que le détournement des eaux du Tigre et de l’Euphrate en Anatolie.
Les deux civilisations parmi les plus anciennes de l’humanité, l’égyptienne et la mésopotamienne, sont nées de leurs fleuves limoneux. Ces contrées sont aujourd’hui menacées de sécheresse.
Les ‘Sting’ missiles portatifs sol air autrefois si efficacement accordés aux Moujahiddins afghans sont remis par la Turquie sur ordre d’Obama aux supplétifs chargés d’abattre le régime syrien. Ils devraient figurer les douloureuses piqûres d’insectes qui assailliront les Mésopotamiens qui n’auraient pas encore quitté leurs pays transformés en désert.
Mais les insectes des zones arides se cantonneront-ils à diriger leurs dards uniquement aux zones prescrites ?
La diffusion de ces très commodes armes de guérilla peut s’étendre à l’Afghanistan, au Yémen, au Bahreïn, à la Somalie et au Waziristân. Qu’adviendra-t-il sous leur dard des drones en carton pâtes, made in Israël ou pas ? Badia Benjelloun 14 août 2012
(1) Al-Ahram
|
Commentaires
Allah Akbar aala ma tagha wa tajabbar. Citer
Flux RSS pour les commentaires de ce poste.