| Dans le 93, un fauteuil pour deux sénateurs UMP |
| Écrit par Ilyess | |||
| Lundi, 07 Février 2011 00:48 | |||
![]() Les sénatoriales s’annoncent difficiles pour l’UMP en Seine Saint-Denis. Entre la parité et une possible liste du Nouveau centre, il semble impossible pour la majorité de conserver ses deux sortants, Philippe Dallier et Christian Demuynck. Or chaque siège comptera pour aider Gérard Larcher à conserver la présidence du Sénat. Il y a des signes qui ne trompent pas. « C’est la première fois qu’on démarre les sénatoriales si tôt. Habituellement, c’est plus en juin. La dernière fois, je m’étais même déclaré en septembre, trois semaines avant le scrutin ». Christian Demuynck, sénateur UMP de Seine Saint-Denis, est déjà en campagne. Et en négociation. Dans le 93, les sénateurs remettent en jeu leurs sièges. Comme la moitié des élus du Sénat. Le scrutin s’annonce particulièrement serré. Au plan national… et local. Dans ce département populaire du nord de la banlieue parisienne, l’enjeu pour la droite est de conserver ses deux sièges. Un pari difficile. Les deux sortants UMP, Christian Demuynck, 63 ans, et Philippe Dallier, 48 ans (d’abord apparenté UMP mais qui a repris sa carte), sont en concurrence. Les ambitions du Nouveau centre compliquent le jeu Cette stratégie est aujourd’hui mise à mal par les ambitions du Nouveau centre, qui pourrait présenter sa propre liste. Selon Philippe Dallier, c’est entendu, « ils ont annoncé qu’ils faisaient une liste ». Le maire du Bourget Vincent Capo-Canellas pourrait la mener. Mais selon Christian Demuynck, rien n’est fait : « On est en pleine période de discussion. On doit se mettre autour de la table avec le Nouveau centre ». Choisir entre les deux hommes Si l’UMP ne se divise pas, reste à désigner la tête de liste. Autrement dit choisir entre les deux hommes. Le président du Sénat Gérard Larcher « a délégation pour organiser les sénatoriales, en lien avec l’Elysée et le président du groupe UMP » Gérard Longuet, explique Christian Demuynck. « Des arbitrages seront rendus au plus haut niveau. Nicolas Sarkozy regarde ça de près », ajoute le sénateur. L’UMP a perdu 100 grands électeurs, la gauche en a gagné 230 Un siège se situe théoriquement en Seine Saint-Denis à 350 voix. Mais une part des grands électeurs n’a pas de couleur politique. De quoi donner aux sénatoriales une dose d’incertitude. Un facteur que renforce l’arrivée de membres de la société civile chez les derniers élus. Dans ce contexte, les élections cantonales de mars prochain seront scrutées à la loupe. « Tout dépend du contexte national. A mon avis, ce sera tous contre Sarkozy. Ce sera une campagne difficile. Mais j’espère qu’il y aura une reconnaissance des candidats en tant que personnes », note Christian Demuynck. « Il y a tellement d’implications nationales » La situation locale poussera certainement la majorité à trouver une solution. Ou une porte de sortie. Selon l’AFP, le nom de Christian Demuynck a été évoqué, à la place du centriste Nicolas About, pour être nommé au CSA par Gérard Larcher. Pour l’élection de la présidence du Sénat, chaque sénateur comptera. Christian Demuynck insiste : « Il y a tellement d’implications nationales » à cette élection sénatoriale. « Imaginons qu’on perde le Sénat. Ce serait dramatique ». Surtout à huit mois de la présidentielle. Source : PUBLIC SENAT - François Vignal Le 28.01.2011
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