| Au-delà de la caricature |
| Écrit par Ilyess | |||
| Dimanche, 26 Février 2012 02:39 | |||
![]() Au sein de nos communautés musulmanes, on a de plus en plus de mal à trouver des « généralistes » compétents, capables de diagnostiquer correctement les dysfonctionnements organiques et de prescrire aux patients des examens complémentaires, des consultations spécialisées ou des traitements curatifs appropriés. Les malades, livrés à eux-mêmes, en sont donc le plus souvent réduits à consulter directement les premiers « spécialistes » venus qui, quoique parfois licenciés es Mazhab, Minhadj, Tariqa, Cheikh, Mufti, ‘Alim ou Hizb, (1) se soucient plus d’encaisser des honoraires (au propre et au figuré) que de vérifier si les ordonnances et les remèdes qu’ils délivrent sont invariablement adaptés à toutes les pathologies. Le résultat c’est que certaines affections, faute d’être traitées comme elles le devraient, continuent de se développer jusqu’à l’incurabilité. Les plus malins auront compris que, dans cette métaphore à deux balles, il fallait remplacer « patients / malades » par « peu / non musulmans ». En Occident, sous prétexte de lutte contre l’intégrisme, l’extrémisme et le terrorisme, les protectionnismes identitaires se développent de plus en plus contre l’Islam, dans le but avoué de le scléroser. C’est « la valise ou le cercueil » pour les us et coutumes musulmans qui doivent disparaître, au minimum de l’espace public voire totalement, en se désintégrant dans l’atmosphère (judéochrétienne ou laïque, c’est selon) ou en s’expatriant vers des latitudes réputées plus favorables. La défense des préceptes de leur foi par les minorités musulmanes est donc une question de survie pour cette espèce qui était jusqu’alors en voie de développement dans des contrées où on cherche désormais à les faire passer pour des nuisibles en prônant leur éradication. Les Musulmans qui souhaitent continuer à vivre paisiblement dans les sociétés occidentales doivent donc impérativement convaincre de leur innocuité et de leur utilité pour la collectivité, sans pour autant consentir à ces concessions de harkis qui les rendent si méprisables. Pour ce faire, chacun doit oeuvrer dans son domaine de prédilection, en fonction de ses propensions et de ses aptitudes, pour expliquer sans langue de bois les tenants et aboutissants de sa religion et défendre ses valeurs dans l’adversité sans courber l’échine. Daniel-Youssof Leclercq 1. En arabe, respectivement : Ecole juridique, Voie, Maître, Prescripteur religieux, Savant et Parti.
|
Commentaires
j'apprécie beaucoup la pertinence de tes analyses…néanmoin s permets moi de te donner le conseil suivant c’est de ne pas citer les gens tel que : « … sans pour autant consentir à ces concessions de harkis qui les rendent si méprisables…» ceci ne changera rien à leur destin en revanche, fait drôlement mal à leur descendance. Merci Citer
l'écrivain Nas.E. Boutamminna dans son livre "les ennemis de l'Islam, le règne des antesulmans" fait table rase des hadith Tafsir, sounna…
en 2 l'auteur de cet artcle fait référence au Boukhary
que penser de Boutaminna? moi, je pense à un innovateur sans scrupule dont la lecture de (quelques) pages de son livre m'ont stressées
je ne sais pas si ce commentaire convient ici mais j'aimerai bien une réponse, merci d'avance
alaycoumsalam Citer
Flux RSS pour les commentaires de ce poste.