La mosquée d’Épinay-sur-Seine dans la tourmente
Écrit par Ilyess   
Mardi, 02 Novembre 2010 01:58

La Grande Mosquée de Paris y étend son influence. Une centaine de personnes se sont réunies vendredi 29 octobre, à l'appel de l'Union des associations musulmanes d'Épinay-sur-Seine (UAME), pour dénoncer la convention donnant la gestion du lieu de culte de la ville à la Grande Mosquée de Paris. Au centre du conflit : le président d'IMS, Hamid Boushaki, que l'UAME accuse d'avoir mal géré la mosquée et permis, avec le maire Hervé Chevreau, ce parachutage. Saphirnews, présent au rassemblement, a laissé les deux parties en conflit s'exprimer.

« Non à l’ingérence de la Mosquée de Paris. Non à l’atteinte de la liberté de culte ! » « Musulmans d’Épinay sous-citoyens ? Priez et taisez-vous ! On décide pour vous. » Signes de leur mécontentement, ces deux banderoles, tenues par des fidèles de la mosquée rue de l’Avenir, à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), ont été déployées, vendredi 29 octobre, devant la mairie.

Une centaine de personnes s'y sont retrouvées, dans le calme, après la prière du vendredi à l’appel de l’Union des associations musulmanes d’Épinay (UAME), créée trois mois auparavant et qui regroupe trois (bientôt quatre) associations musulmanes spinaciennes.

Ces dernières reprochent au président d’Intégration musulmane spinacienne (IMS) Hamid Boushaki d’avoir géré le centre islamique sans transparence depuis son acquisition, en avril 2009, puis d’avoir cédé la gestion du lieu de culte à la municipalité, qui l’a, à son tour, cédé à la Grande Mosquée de Paris, après signature d’une convention, le 20 octobre dernier, et ce, sans consultation préalable auprès des musulmans de la ville selon l’UAME.

Au grand dam de l'Union, le maire, absent pour le week-end de la Toussaint, n'apparaîtra pas au rassemblement.

Retour aux faits

Jusqu’en avril 2009, l’association IMS et son président étaient pourtant loués pour son travail de longue date sur le terrain ; et ses détracteurs d’aujourd’hui le reconnaissent volontiers.

Mais, depuis que l'IMS s’est vue accorder par la mairie l’exclusivité de la gestion des locaux, rien ne va plus. Pourtant, l'acquisition de la mosquée s’est faite au prix de gros efforts de la communauté musulmane locale. Financé à hauteur de 2 millions d’euros, le centre islamique de 700 m² – anciennement un hangar – peut accueillir jusqu’à 1 400 fidèles, remplaçant deux anciens et exigus lieux de culte dans la ville.

Fierté des musulmans spinaciens, la mosquée est aujourd’hui devenue un objet de dispute. Présent à la manifestation, Nabil Abdellaoui, président de l’UAME, explique à Saphirnews avoir eu des « surprises » quant à la gestion financière et organisationnelle du centre, qu’il a qualifiée de « catastrophique et malhonnête » de la part d’IMS, qui aurait conduit la démission de plusieurs membres de l'association.

« C’est un classique dans les associations de toujours attaquer le président sur la question de l’argent, mais peuvent-ils produire la moindre preuve ? S’ils en ont, qu’ils les remettent au commissariat, on ira devant le tribunal. S’il s’avère que c’est vrai, je serai condamné ; si c’est faux, j’attaquerai pour diffamation mais pourquoi faire vivre l’enfer aux fidèles ? C’est eux qui accusent, c’est à eux d’apporter des preuves », répond M. Boushaki, contacté par Saphirnews.

L’imam au cœur des tensions

Le mois du Ramadan est loin d’avoir calmé les esprits, certains fidèles s’interrogeant sur la finalité des dons collectés par IMS. En septembre, tout s’accélère. Au cœur des tensions : l’imam Mustapha, qui dirige uniquement les prières du vendredi depuis 13 ans et aujourd’hui présent aux côtés de l’UAME. D’un côté, M. Abdellaoui soutient que le président d’IMS a souhaité l’éviction de l’imam, qui aurait demandé plus de transparence d’IMS. De l’autre, M. Boushaki dément formellement.

« Après une année passée dans le nouveau local, on s’est dit qu’il fallait recruter un nouvel imam et celui avec lequel nous avons de sérieux problèmes nous a toujours dit que le jour où l’on recruterait, cela ne lui posera aucun problème. Personne ne lui a demandé de partir, nous devions avoir un imam à plein temps qui dirigera les prières mais donnera aussi des cours d’un islam accepté par tout le monde (l’imam serait salafi, ndlr). Pour cela, on s’est rapproché de l’IESH (Institut européen des sciences humaines de Paris, ndlr). L’imam s’est senti menacé dans le rôle qu’il avait à jouer pendant les vendredis », nous explique-t-il. Le nouvel imam recruté, Mustapha se serait tout de même vu proposer – lettre à l'appui, signale M. Boushaki – de diriger une prière de vendredi sur deux, « par respect à son ancienneté parmi nous et par respect au droit du nouveau ».

« Il a refusé catégoriquement. Il n’a plus jamais voulu nous rencontrer et les membres du bureau sont là pour témoigner. De là, il a commencé à diriger ses prêches du vendredi contre l’association, contre ma personne à partir du minbar. Il a fait deux prêches contre le chiisme (...) puis la rumeur s’est répandue dans le quartier comme quoi j’étais chiite. Ce sont des rumeurs pour me discréditer aux yeux des fidèles », lâche le président d’IMS.

La mairie, seule à rendre des comptes pour IMS

Qu’il soit salafi ou pas, « je ne juge rien. Tout s’est toujours très bien passé avec lui, c’est un homme que je respecte et je ne cracherai jamais sur les 13 ans qu’on a passés ensemble », tient à souligner M. Boushaki.

Toujours est-il que la situation à la mosquée s’était tellement dégradée qu’il finit par jeter l’éponge. Pour « ramener le calme », il décide, fin septembre, de s’occuper exclusivement de la partie culturelle et non cultuelle du centre.

Les lieux appartenant à la mairie, celle-ci a demandé à la Grande Mosquée de Paris de reprendre la gestion. Bien que non au courant de l'affaire au préalable, celle-ci ne rechigne pas à reprendre ce lieu de 700 m². Les délégués qui élisent les Conseils régionaux du culte musulman (CRCM) sont calculés en fonction de la surface des lieux du culte. Un 700 m² permettrait à la Grande Mosquée de Paris d’obtenir huit délégués supplémentaires

D’un commun accord entre Hervé Chevreau (Modem) et Dalil Boubakeur, une convention est signée en octobre. Ce qui met la toute nouvelle UAME en colère, née dans l’objectif de privilégier auprès des autorités municipales les interlocuteurs représentatifs de la diversité des musulmans spinaciens.

« Les locaux appartiennent à la mairie, mais le maire n’a pas à décider de quelle institution doit venir diriger les musulmans d’Épinay. On n’a rien contre la Mosquée de Paris mais elle doit comprendre que le centre doit être géré en local », affirme M. Abdellaoui, qui estime que M. Boushaki y est pour quelque chose dans cette situation et que la passation de gestion du centre à la Mosquée de Paris n’est rien de plus qu’une manœuvre pour écarter l’imam.

Pour le moment, la Grande Mosquée de Paris a suspendu sa participation, Mustapha est resté. Mais pour combien de temps ?

Un second lieu de culte à Épinay ?

« Je ne suis pas là pour juger de la décision du maire ni du repreneur. Ce qui n’est pas normal, c’est qu’on continue à nous attaquer alors que nous nous sommes désengagés en pensant que cela allait apaiser les choses », affirme M. Boushaki.

« Le maire a fait une erreur en parachutant d’autres gestionnaires que les associations d’Épinay. Cela a heurté les musulmans de la ville », déclare à Saphirnews M’hammed Henniche, président de l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM93), qui soutient l'UAME dans sa démarche. Outre le départ de la Mosquée de Paris, « la mairie devrait accorder un second lieu de culte dans la ville pour résoudre en partie le problème », affirme M. Henniche.

Bien difficile. La solution n’engendrerait que plus de divisions au sein de la communauté musulmane locale, bien éprouvée par les déboires de la mosquée d’Épinay. Cette affaire, que certains comparent à celle de Drancy, n’est pas prête d’être classée.

Source : Hanan Ben Rhouma de Saphirnews

 

Commentaires  

 
0 #11 QuelMessageJustine 2012-04-14 12:40 Justine, Je ne comprend pas le sens de votre message :
Il faut se résigner car c'est l'approche des temps ?

Une association est régie par la loi, il faut qu'on apprenne à faire valoir nos droits en tant que adhérents de ces associations :
il ne faut leurs donner aucun sou sans un reçu
il ne faut leurs donner aucun sou sans exiger une fiche adhésion
il faut exiger une convocation pour faire valoir son droit de vote lors des assemblées générales
Demander les statuts de ses associations auprès des préfectures (service de la vie associative) et les lire attentivement


C'est comme ça, qu'on peut espérer les contraindre à nos respecter.
Car malheureusement , il y en qui cherchent la proximité avec les pouvoirs et les "rendre service", d'autres le prestige, d'autres les invitations aux diners de la fin d'année, d'autres des petits jobs dans la mosquée, de se servir dans la caisse tout simplement, d'autres simplement car ils reçoivent l'ordre de leurs ambassades d'y être présents, et d'autres sincères qu'il faut saluer et encourager et j'espère de tout mon cœur que les derniers soient les plus nombreux
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+3 #10 Justine 2010-11-21 09:58 Salâm,

@ kameldelarte:
Si on critique le mode d'élection actuel, a-t-on mieux à proposer ?
Si tout le monde a voix au chapitre, n'importe qui peut-il se présenter aux élections ?
Je me vois très mal représenter par Fadela Amara, Siham Habich et semblables… chacun à sa place : on ne fait de la bonne médecine qu'en ayant étudié la médecine… sinon, c'est le règne de l'ignorance.
Lorsque les musulmans sont en désaccord sur leurs affaires, c'est au Coran et à la sunna de Mouhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui)qu'ils doivent recourir et non à leurs passions ; et de l'étude de la biographie de notre Prophète, nous comprenons qu'il existe plusieurs manière d'élire les leaders, dont la cooptation.
Ce que j'ai appris de l'enseignement de Mouhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui, c'est que l'esprit tribal, clanique, est une pourriture. Conséquemment, je ne puis admettre le nationalisme sous toutes ses formes.
Les croyants sont frères au delà de leur appartenance éthnique, leur représentativit é doit refléter leur diversité d'horizons et la désignation de leurs représentants s'appuyer sur des critères édictés par l'éthique islamique : la piété, la connaissance religieuse, la connaissance du terrain, l'art de manager, l'indépendance (j'en oublie probablement encore)…

Personnellement , je dénonce l'inertie et l'inculture religieuse et générale de la masse ronflante de la oumma. Je dénonce l'avidité du pouvoir, de l'argent et de la renommée, les trahisons, le népotisme, en un mot la corruption des moeurs islamiques de la part des leaders, et tout cela au détriment des véritables intérêts de la oumma. Hélas ! certains de nos leaders sont atteints du syndrome de perversité narcissique qui les rend incapables de se remettre en question.
J'ai encore le souvenir du mail d'un cynique Tartuffe parmi eux (que Dieu le guérisse!) me disant : "Celui qui vous trompe en utilisant Dieu comme prétexte faites semblant que vous vous êtes trompés, disait ibn Omar."

Je n'ai qu'une prière, que Dieu nous pardonne nos oublis, nos erreurs, qu'Il nous aide à évacuer la rancune à l'endroit de nos coreligionnaire s, qu'Il nous guide et nous octroie la pertinence, qu'Il suscite parmi nous des leaders pieux et compétents. Âmîne !

Wa salâm.
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+3 #9 kameldelarte 2010-11-20 22:16 salamalikum JUSTINE,

le CFCM est aujourd'hui une coquille vide. les dirigeants de cette association sont également ceux des grandes organisations de France, ou cooptés par elles (UOIF, RMF, mosquée de Paris, CCMTF, FNMF etc).

Le CFCM n'existe pas sur le terrain.

or, en dépit de cela, le CFCM se veut être l'interlocuteur représentatif des musulmans de france.

il y a cependant un gros probleme de légitimité, puisque l'election des représentants est faite par les associations qui gère un lieu de culte.
quid des musulmans qui ne fréquentent pas les mosquées? quid des musulmans des villes qui ne disposent pas d'un lieu de culte? quid des musulmans dont le lieu de culte n'est pas référencé dans le CFCM?, quid encore des femmes musulmanes? etc

autant dire que la représentativit é du CFCM est monopolistique, c'est à dire qu'on retrouve finalement toujours les mêmes personnes, ou leurs représentants: il serait temps que messieurs ALAOUI, THAMI BREZE, DALIL BOUBAKEUR, MOHAMED BECHARI, ET CONSORTS, cèdent la place aux musulmans FRANCAIS, qui connaissent le paysage de leur environnement, et qui se préoccupent des vrais problemes, et non de querelles idéologiques, politiques etc
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+3 #8 kameldelarte 2010-11-20 22:16 salamalikum JUSTINE,

le CFCM est aujourd'hui une coquille vide. les dirigeants de cette association sont également ceux des grandes organisations de France, ou cooptés par elles (UOIF, RMF, mosquée de Paris, CCMTF, FNMF etc).

Le CFCM n'existe pas sur le terrain.

or, en dépit de cela, le CFCM se veut être l'interlocuteur représentatif des musulmans de france.

il y a cependant un gros probleme de légitimité, puisque l'election des représentants est faite par les associations qui gère un lieu de culte.
quid des musulmans qui ne fréquentent pas les mosquées? quid des musulmans des villes qui ne disposent pas d'un lieu de culte? quid des musulmans dont le lieu de culte n'est pas référencé dans le CFCM?, quid encore des femmes musulmanes? etc

autant dire que la représentativit é du CFCM est monopolistique, c'est à dire qu'on retrouve finalement toujours les mêmes personnes, ou leurs représentants: il serait temps que messieurs ALAOUI, THAMI BREZE, DALIL BOUBAKEUR, MOHAMED BECHARI, ET CONSORTS, cèdent la place aux musulmans FRANCAIS, qui connaissent le paysage de leur environnement, et qui se préoccupent des vrais problemes, et non de querelles idéologiques, politiques etc
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+1 #7 shaarani 2010-11-19 11:51 salam

Il faur combattre le nationalisme et accuser les maroc l'algerie la france de leurs intervnetion dans les affaire de culte en france et ne pas juste dire comme le maroc car meme l'algerie et d'autre etats veulent controle nos mosquées salam nous devons etre independant en tout cas tant que notre interlocuteur ne cherche que servir ses interet pas celui des musulmans
Multi-citer kameldelarte:
Salem à tous,

tout d'abord, je souhaite faire observer que la gestion des associations musulmanes de France est globalement catastrophique, en raison du manque d'expérience, et de connaissance des dirigeants dans l'administration d'une personne morale (gestion juridique, financière, communication, ressources humaines etc…).

A cela s'ajoute l'intervention d'organisation, comme l'UOIF, ou d'ETAT, comme le MAROC, qui pertubent le bon fonctionnement de l'association.

Pour prendre l'exemple de l'UOIF, on sait que cette organisation "rève" de monopoliser la représentativit é des musulmans de France.

Cela passe par "l'achat" de mosquée, ou par "l'infiltration" de certains de leurs membres dans les associations locales.

Le but étant de s'accaparer les lieux de cultes important, puisque le nombre de voix pour l'élection du CRCM, est fonction de la surface "utile" de la mosquée.

pour arriver à ses fins, l'UOIF ne manque pas de déployer tous les moyens, y compris ceux dépourvus de loyauté: fomenter un "coup d'état" contre l'équipe dirigeante; discréditer les autres tendances; etc…

La mosquée de Paris, en revanche, est sclérosée: cette institution semble avoir une lecture obsolète du paysage environnant, en témoigne sa gestion catastrophique de l'affaire de la mosquée d'Epinay.

Le Recteur semble ignorer la psychologie du musulman de base, qui n'accepte ni une distance sociale, ni même géographique de ses dirigeants.

La mosquée de Paris ne semble pas encore avoir assimilé l'idée qu'une légitimité fusse historique se construit au quotidien, et que seuls des actes positifs en faveur des musulmans de Seine Saint Denis, et pas seulement de la circonscription Place Monge, seront de nature à effacer son image extrêmement négative dans l'inconscient des musulmans.
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+7 #6 Justine 2010-11-13 07:44 Assalâmou alaykoum wa rahmatoullâhi ta'alâ wa barakâtouhou,

@Kameldelarte : votre analyse est pertinente, mais je pousserai le bouchon un peu plus loin en affirmant que certaines associations membres du CFCM pratiquent les mêmes coups bas et tordus que leurs homologues UOIF et compagnie.
Sur le terrain, le CFCM est encore jeune et profite du déblayage de terrain de ses prédécesseurs en les copiant.Rien de vraiment original ou d'innovateur qui pourrait donner du cachet à leur présence sur le terrain, sinon une diplomatie de coulisse plus efficace assurément.

Personnellement , je n'ai pas de parti pris pour telle ou telle tendance, aussi, je ne me contente pas de critiquer, j'essaie de comprendre et aider au changement dans la mesure de mes possibilités de simple citoyenne française de confession musulmane qui prône l'indépendance de nos institutions.

Les marocains étant majoritaires dans le jeu de la représentativit é de l'islam en France (corrigez-moi si je me trompe, il fut alors normal que je me penchâsse sur l'histoire de ce pays et particulièremen t sur la biographie de leurs gouvernants et de leurs colonisateurs… Ô mon Dieu ! et la lumière fut quant à la compréhension des agisssements de nos dirigeants de mosquées et d'associations musulmanes. Le protectorat marocain aurait migré sur le sol français ?

Franchement, si je puis me permettre, d'autres musulmans et non des moindres l'ont affirmé bien avant moi, la communauté musulmane lit peu, s'ouvre très peu sur la culture en général.
Personnellement , j'incite mes coreligionnaire s autour de moi à s'instruire particulièremen t en histoire, car l'histoire ne fait que se répéter. Ainsi, peut-être éviteront-ils les erreurs de leurs aînés ?

Bien fraternellement en Dieu wa salâm.
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+6 #5 kameldelarte 2010-11-13 00:42 Salem à tous,

tout d'abord, je souhaite faire observer que la gestion des associations musulmanes de France est globalement catastrophique, en raison du manque d'expérience, et de connaissance des dirigeants dans l'administration d'une personne morale (gestion juridique, financière, communication, ressources humaines etc…).

A cela s'ajoute l'intervention d'organisation, comme l'UOIF, ou d'ETAT, comme le MAROC, qui pertubent le bon fonctionnement de l'association.

Pour prendre l'exemple de l'UOIF, on sait que cette organisation "rève" de monopoliser la représentativit é des musulmans de France.

Cela passe par "l'achat" de mosquée, ou par "l'infiltration" de certains de leurs membres dans les associations locales.

Le but étant de s'accaparer les lieux de cultes important, puisque le nombre de voix pour l'élection du CRCM, est fonction de la surface "utile" de la mosquée.

pour arriver à ses fins, l'UOIF ne manque pas de déployer tous les moyens, y compris ceux dépourvus de loyauté: fomenter un "coup d'état" contre l'équipe dirigeante; discréditer les autres tendances; etc…

La mosquée de Paris, en revanche, est sclérosée: cette institution semble avoir une lecture obsolète du paysage environnant, en témoigne sa gestion catastrophique de l'affaire de la mosquée d'Epinay.

Le Recteur semble ignorer la psychologie du musulman de base, qui n'accepte ni une distance sociale, ni même géographique de ses dirigeants.

La mosquée de Paris ne semble pas encore avoir assimilé l'idée qu'une légitimité fusse historique se construit au quotidien, et que seuls des actes positifs en faveur des musulmans de Seine Saint Denis, et pas seulement de la circonscription Place Monge, seront de nature à effacer son image extrêmement négative dans l'inconscient des musulmans.
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-6 #4 walahawla 2010-11-03 20:20 Assalâmou alaykoum wa rahmatoullâhi ta'alâ wa barakâtouhou,
Il s'agit ici en fait d'après ce que j'ai compris, une lutte des islamistes salafis contre un dirigeant artisans de la mosquée depuis plusieurs années. pour votre information, les salafis n'arrivent que lorsque les fruits sont bien mûrs jamais avant…
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+5 #3 ALI14 2010-11-03 17:11 Le problème du leadership dans les groupes n'est pas nouveau.Si ce monsieur boushaki fait partie de l'histoire de cette association et qu'il est l'artisan de l'obtention de ce lieu de culte alors il mérite plus de respect que n'importe quel prêcheur.Malheureusement ,défaut majeur des muslmans, encore une fois on confond "foi" et compétence.Alors on retourne vers nos vieux démons et, disons le,on retrouve la traditionnel lutte maroco-algérienne pour le contrôle des mosquées.Là, tous les coups sont permis."Il est chiite"( le magreb l'a été sous les fatimides et à créer l'université zahra au caire devenue alazhar), l'argent, les accusations.Et Dieu dans tout ça????…Le prophète???…La justice, l'honnêteté???… Citer
 
 
+12 #2 Djamila2 2010-11-03 13:20 Quelle honte !! encore des divisions pour une question de pouvoir au sein de la communauté musulmane ! mais quelle honte ! je ne me sens absolument pas représentée par tous ces gens ! et surtout pas par le CFCM que la TRES grande majorité des musulmans de France méprise, moi la première ! Citer
 

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