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Le nouveau préfet veut «chasser les stéréotypes» |
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Écrit par Ilyess
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Lundi, 27 Juillet 2009 04:36 |
Le nouveau préfet veut «chasser les stéréotypes»Conscient du caractère symbolique de sa nomination, mercredi, en Conseil des ministres, Nacer Meddah accorde au Parisien sa première interview comme nouveau préfet de Seine-Saint-Denis. Une fonction qui fait la fierté ce père de famille de 49 ans, qui a grandi dans un baraquement du Nord, au sein d’une famille kabyle. « Je suis fier de mes deux racines, tout autant que de mon rôle de serviteur de l’Etat », confie le haut fonctionnaire, qui prendra ses fonctions en janvier à Bobigny.
« Je suis très content d’arriver dans ce département. C’est une marque de confiance qui m’est faite. J’entends donner la meilleure image de l’Etat », précise-t-il.
Sa méthode ? Se plonger dans les dossiers et rencontrer les gens. Il est hors de question pour celui qui a grandi dans un bidonville de tomber dans un quelconque cliché.
« J’irai partout »
Félicité hier comme « préfet musulman » par l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM 93), Nacer Meddah tient d’ailleurs à préciser qu’il n’est pas musulman et revendique sa laïcité. « Je veux chasser les stéréotypes et les idées reçues sur la Seine-Saint- Denis. Il y a des difficultés ici, comme il en existe ailleurs et partout », ajoute celui qui veut se plonger dans les réalités locales avant de se prononcer plus avant sur ses priorités.
« C’est dans la compétence acquise dans la connaissance fine des dossiers et des réalités du terrain que se tissent des liens sérieux », assure cet homme de lettres et d’action. « J’irai partout. Je vais sillonner toutes les villes et les quartiers de Seine-Saint-Denis. Je me rendrai complètement disponible aux élus et à tous les acteurs locaux », assuret- il. Il entend embrasser sa fonction dans sa totalité, avec toute l’autorité qui la caractérise. « Je resterai à mon rang sans pour autant m’en laisser conter ni renier ma personnalité et ma façon d’être authentique. » Marie-Pierre Bologna | 12.12.2008 Source : Le Parisien
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