Doc ARTE : Scientologie “OSA”

Diffusée sur Arte le 15 mai 2012, cette enquête passionnante dans les coulisses de la Scientologie et de son service d’espionnage, l’OSA (l’Office of Special Affairs c’est l’Agence de renseignements oeuvrant pour la Scientologie), avec des témoignages édifiants d’anciens adeptes.

Derrière le rempart de la religion, la Scientologie pratique l’entrisme jusqu’au sommet des Etats, aidée en cela par ses adeptes célèbres (Tom Cruise, John Travolta…), ses moyens financiers énormes et, donc, ses méthodes dignes des Service secrets les plus entreprenants…

Maître Olivier Morice parle de “méthodes totalitaires” en ce qui concerne l’OSA. Ce que semble confirmer, Mike Rinder, ancien directeur de l’OSA, disant vouloir “anéantir les opposants de la Scientologie”…

  • – Gerry Armstrong : ex-scientologue, proche collaborateur de Ron Hubbard dans les années 70. (témoigne dans le documentaire)
    – Ron Hubbard (Lafayette Ronald Hubbard) : auteur américain de science-fiction, décédé en 1986, fondateur de la Scientologie.
    – Marc Headley : ex-scientologue. (témoigne dans le documentaire)
    – Mike Rinder : ancien directeur de l’OSA. (témoigne dans le documentaire)
    – David Miscavige : depuis 1986 et la mort de Ron Hubbard, David Miscavige est considéré comme le chef de l’organisation de la Scientologie.
    – Emmanuel Fansten : journaliste et écrivain. En 2010, il a écrit un livre sur le sujet “Scientologie. Autopsie d’une secte d’Etat“

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Le débat qui a suivi la diffusion du documentaire sur arte

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L’Office of Special Affairs ou O.S.A. est l’Agence de renseignements oeuvrant pour la Scientologie. Pourquoi une communauté qui se dit religieuse a-t-elle besoin d’avoir des agents de renseignements ? De l’Europe aux États-Unis, une enquête exceptionnelle sur l’une des structures les plus mystérieuses de la scientologie.

L’organisation O.S.A. a avant tout pour mission de contrer ceux – avocats, juristes, politiques, médias, anciens adeptes – qui tentent de dénoncer les agissements des scientologues. Pour ce faire, elle ne recule devant rien : opérations de communication, noyautage de certaines institutions et instances publiques, actes de sabotage, campagnes de diffamation et d’intimidation, etc. Ceux qui critiquent la scientologie se sentent souvent espionnés et directement menacés. Pourtant, la secte affirme que l’O.S.A. est un simple service de presse et d’affaires juridiques qui se contente de récolter par des voies légales des informations sur les esprits critiques et les adeptes renégats.

Réseaux nébuleux
Le système de surveillance qui a été mis en place présente des analogies avec celui de la Stasi dans l’ex-RDA, selon l’ancien ministre-président de la Bavière, Günther Beckstein. En 2010, la secte a traversé une grave crise avec le départ de plusieurs de ses cadres dirigeants, notamment celui qui fut longtemps le chef de l’O.S.A. Son témoignage ainsi que celui d’autres responsables au plus haut niveau permettent de découvrir les différents rouages de l’organisation. Ces membres autrefois zélés attaquent ouvertement le dirigeant actuel de la scientologie, David Miscavige, l’accusant de coups et de maltraitance à leur encontre. Considérée comme une secte extrémiste dans différents pays européens, la scientologie est surveillée de près par les instances publiques. Mais le grand public ignore généralement que la secte a bâti sa propre structure de renseignements, dont certains agents ont été condamnés pour espionnage, cambriolage, coercition et autres délits criminels dûment prouvés. Qui sont vraiment les collaborateurs de l’O.S.A. ? Sur quels réseaux s’appuient-ils ? Au cours de leur enquête, les réalisateurs ont découvert d’étonnants liens entre l’O.S.A. et des décideurs politiques qui ont pignon sur rue à Washington, en particulier au ministère des Affaires étrangères.

Source : Agoravox