| Voile : Muhammad Hamidullah écrit à France Culture |
| Écrit par Administrator | |||
| Lundi, 10 Octobre 2011 02:39 | |||
![]() Nous publions ici un courrier du Professeur Muhammad Hamidullah, daté du 15/12/1980, adréssé au directeur de France Culture en réaction à une émission radio autour du voile. Professeur Muhammad Hamidullah Monsieur le Directeur, J’ai l’honneur de vous faire part des doléances et des réactions de vos auditeurs musulmans, à propos de votre émission du mardi 4 novembre 1980, 21h15-22h30, où les Profs Bammate et Jacques Berque ont participé. Les musulmans sont inquiets d’autant plus qu’on a appris que vous allez produire des cassettes de cette émission et les distribuer commercialement. Il n’y a rien de chevilles et de bracelets, mais il y’en aura à propos de Musulmanes du commun. Mais avant d’y venir, signalons que dans la même sourate 33, verset 53, il est encore une fois question des femmes du Prophète : « Ho, les Croyants ! N’entrez pas aux demeures du Prophète, à moins qu’invitation e vous soit faite à un repas, et encore pas dans le temps qu’on le cuisine... Et quand vous demandez à ses femmes (du Prophète) quelque chose, demandez-leur alors, derrière un rideau ; et c’est, pour vos cœurs et leurs cœurs, plus pur... » Pour ce qui est des Musulmanes en général, la même sourate 33 en a parlé une première fois dans le verset 59 : « Ho, le Prophète ! Dis à tes épouses, et à tes filles, et aux femmes des Croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles (djalâbîb, qui vont de la tête jusqu’aux chevilles) : elles en seront plus vite reconnues et exemptes de peine ; et Dieu reste Pardonneur, Miséricordieux. » Puis dans une sourate révélée un peu plus tard, XXIV, 31 : « Et dis aux Croyantes qu’elles baissent leurs regards, et qu’elles gardent leur chasteté, et qu’elles ne montrent de leurs parures que ce qui en paraît, et qu’elles rabattent leurs voiles (khumur, qui cachent le visage) que leur poitrine, et qu’elles ne montrent leurs parures qu’à leur mari, ou à leur père, ou au père de leur mari, ou à leur fils, ou au fils de leur mari, ou à leurs frères, ou à leurs compagnes, ou aux esclaves que leur maris possède, ou aux domestiques mâles qui n’ont pas le désir ( : eunuques), ou aux garçons qui n’ont pas encore puissance sur les parties cachées des femmes. Et qu’elles ne fassent pas sonner leurs pieds de façon que l’on sache de leurs parures ce qu’elles cachent. Et repentez-vous tous devant Dieu, Ô Croyants, peut-être serez-vous gagnants. » Dans ce dernier verset, il y a en effet allusion aux ornements de chevilles, pas uniquement ceux des femmes du Prophète. Du couvre-visage sont exemptées les vieilles, (cf sourate 24, verset 60) : « Et quant aux femmes atteintes par la ménopause, qui n’espèrent plus mariage, nul grief à elles, alors, de déposer leurs étoffes, mais pas de se faire voir en parure ; et si elles cherchent la chasteté, c’est mieux pour elles ! Dieu entend, cependant, il sait ». En ce qui concerne la remarque du Prof. Jacques Berque, je cite le passage visé, et l’on verra s’il y aura lieu de trouver les mystères mystiques. Dit le Coran (IV, 34) : « Les hommes sont les directeurs, pour les femmes, à cause de l’excellence qu’entre eux Dieu accorde aux uns sur les autres, ainsi que de la dépense qu’ils font de leurs biens. Les femmes de bien sont celles qui sont de dévotion, qui protègent, même dans le secret, ce que Dieu a protégé. Et quant à celles dont vous craignez l’infidélité, exhortez-les, abandonnez-les dans leurs lits, et battez-les. Si elles viennent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voies contre elles. Dieu demeure haut, grand, vraiment ! » En vous remerciant d’avance des mesures que vous allez prendre à ce sujet, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments très respectueux. Muhammad Hamidullah
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Commentaires
Dans cet appartement il y avait des livres partout, beaucoup étaient posés à même le sol.
C'était sa nièce qui nous avait ouvert. Elle venait des Etats Unis pour s'occuper de son oncle. Le professeur Hamidullah dormait. Nous n'avons pas voulu déranger plus le professeur et avons pris congé.
La nièce nous a retenu nous disant que le professeur ne serait pas content et qu'il insistait pour être réveillé afin recevoir ses visiteurs.
Elle a finit par le réveiller, nous l'avons saluer. Nous lui avons demandé si il avait un quelconque besoin. Il a levé les mains en signe d'invocation.
Je remercie Dieu pour cette rencontre et ce privilège.
Rahima ou Allah Citer
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