| Disparition de Mohamed Taiffour, fondateur de la première mosquée de Montreuil |
| Écrit par Administrator | |||
| Dimanche, 10 Janvier 2010 22:51 | |||
![]() L’Union des Associations Musulmanes de la Seine-Saint-Denis (UAM-93) annonce la mort de Mohamed Taiffour, président de l’association « les bâtisseurs musulmans de France », gestionnaire de la mosquée de croix de chavaux de Montreuil. Mohamed Taiffour a succombé à une crise cardiaque le vendredi 8 janvier 2010 à l’âge de 85 ans. Fils d’un ancien combattant algérien de la guerre 1914-1918, qui a continué à servir dans l’armée du Levant aux Dardanelles jusqu’en 1922, Mohamed est arrivé en France en 1946 où il a pu faire fortune dans le commerce : galerie d’art, société de pêche... En 1992, il s’est investi totalement dans la vie communautaire en ouvrant la première mosquée pour les musulmans à Montreuil. La municipalité de Montreuil a tout fait pour obtenir la fermeture de cette mosquée en multipliant les obstructions et en usant abusivement du droit de préemption. Ce qui a valu à la municipalité une condanation à lui verser 100.000 € de domages et intérêts. Dans ce long bras de fer, l'UAM-93 a été du côté de la mosquée et de la liberté du culte, elle a contribué a changé la majrité municipale aux dernières élections municipales. Mohamed Taiffour a été un fidèle soutien à l’UAM-93, qui a bénéficé de ses conseils avisés et de sa sagesse. L’UAM-93 prie Allah pour qu’il agrée ses actions et l’accueille dans sa miséricorde et présente ses condoléances à ses proches. "Nous appartenons à Dieu et c'est à LUI que nous retournerons". Bobigny, le samedi 9 janvier 2010 A titre d'information : courrier adréssé à la municipalité de Montreuil Par Mohamed Taiffour. Seine-SAINT-DENIS - Montreuil : un recteur saisi la justice pour acheter sa mosquée Dans cette affaire, les transactions entre Mohammed Taïfour et Marie-Louise Duport, la propriétaire, ont été contrecarrées depuis 1996 par les velléités de préemption de la mairie, et de son ex-maire Jean-Pierre Brard (app-PCF), notoirement opposé au projet de M. Taïfour. A chaque promesse de vente signée, en 1996 et 2000, la mairie a invoqué son droit de préemption, sans suivre d'effet. En 2004, elle y a finalement renoncé. Le contentieux a depuis fait l'objet d'une dizaine de recours devant la justice administrative, à l'initiative du vieux recteur, 83 ans, comme de la mairie, qui a été condamnée en 2006 à verser 100.000 euros d'indemnités au recteur. Les recours ne sont pas épuisés. La 6ème chambre civile du tribunal de grande instance était, elle, saisie jeudi de la promesse de vente signée en 2000 et restée lettre morte. Elle rendra son jugement le 22 mai. L'avocat du président de l'association des Bâtisseurs musulmans de France et du «centre cultuel et culturel musulman», situé 9 rue Edouard-Vaillant, a demandé au tribunal de «juger que la vente définitive doit être réalisée aux conditions de la promesse de vente» signée. Malgré la décision de préemption de la mairie qui a compliqué la transaction, la promesse «reste valide», estime-t-il, la partie adverse soutenant au contraire qu'elle est depuis longtemps caduque. La préemption était, selon l'avocate de la propriétaire, une «condition résolutoire» inscrite dans la promesse. La transaction, fixée à 1,3 million de francs (197.000 euros), prévoyait la vente de la mosquée et de quelques salles attenantes (soit 550 m2) où sont dispensés des cours d'arabe et d'études coraniques.
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Commentaires
redha tifour Citer
Suite au décès du défunt Monsieur Taifour,
je vous prie de recevoir mes sincères condoléances,
de transmettre mes condolénces à la famille et aux amis et proche du défunt,
nous sommes à Dieu et à Dieu nous retournons,
Sincères salutations,
Dr Rhessal Ahmed, Président de Alkhadramaroc,
Casablanca, Maroc. Citer
"J'ai du respect pour M. Taïfour", assure Jean-Pierre Brard. "Mais je ne le laisserai jamais acheter !", promet l'élu, qui a fait jouer son droit de préemption contre le vieux cheikh, rendant la situation inextricable. "Je suis vieux et malade, je suis une proie facile", soupire l'Algérien. A ses yeux, le maire a agi ainsi par "racisme" et "mépris pour l'islam".
Mais le "Gandhi de Montreuil" n'a pas dit son dernier mot : il a assigné la propriétaire du centre de la rue Vaillant devant le tribunal de grande instance de Bobigny, le 3 avril, afin qu'elle lui vende l'ensemble des bâtiments, comme elle s'y était engagée en 1996. On ne se méfie jamais assez des danseurs de tango…
Catherine Simon
PARCOURS
1924
Naissance à El-Affroun, (Algérie).
1946
Embarque en clandestin sur un bateau pour la France.
1965
Ouvre un restaurant chic dans le Marais, à Paris.
1994
Crée une mosquée école à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
1996
Héberge un groupe de Maliens, après la destruction de leur foyer.
2008
Assigne sa propriétaire pour acheter les bâtiments de sa mosquée école. Citer
C'est après la mort d'Yvonne, qui le laisse dévasté, qu'il se lance dans son projet de centre islamique. Il veut acheter à Montreuil, où les prix sont encore abordables. Il s'installe - dans un premier temps, pense-t-il - comme locataire, rue Edouard-Vaillant. "Je voulais vieillir parmi les miens", explique-t-il.
Vendredi, jour de la grande prière, la foule des fidèles déborde dans la rue. La cour intérieure est noire de monde - interdisant aux locataires de se frayer le moindre passage. Car, contrairement aux souhaits de Mohammed Taïfour, prêt à acheter l'ensemble des bâtiments, une partie de ceux-ci ont été vendus puis loués à titre d'habitations privées, à la suite des pressions du maire. Citer
C'est dans un autre dancing à la mode, Le Tahiti, place Clichy, que le fugueur d'El-Affroun rencontre la femme de sa vie. Yvonne, âgée de 22 ans, est "grande, élégante, toujours nickel". Ensemble, ils ouvrent un restaurant-cabaret, La Caquetoire, dans le 4e arrondissement. C'est un endroit chic : vins fins, bonne chère et mobilier Louis XIII. Les clients appellent le patron "Monsieur Paul". Un prénom qu'il a reçu à L'Eldorado, un dancing des Grands Boulevards. Le jeune Algérien, champion de valse et de tango, venait de remporter un concours de danse. "Le type qui annonçait le nom des gagnants a trouvé que Mohammed Taïfour, ça ne sonnait pas bien. Alors il m'a baptisé "Monsieur Paul"", sourit le vieil homme. Citer
A Paris, il connaît la faim et les nuits à la belle étoile. Le quartier des Halles lui sauve la vie. Dans cet immense marché, "j'ai réussi à me faire un métier : j'achetais des fruits et je les revendais devant les bouches de métro".
Le voilà commerçant. Il se lie à ceux du faubourg Montmartre, ses cousins, les juifs arabes d'Algérie. Avec eux, dit-il, "je me sentais à l'aise". Avec la création d'Israël (194
PARCOURS
1924
Naissance à El-Affroun, rue de la Mosquée(Algérie ).
1946
Embarque en clandestin sur un bateau pour la France.
1965
Ouvre un restaurant chic dans le Marais, à Paris.
1994
Crée une mosquée école à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
1996
Héberge un groupe de Maliens, après la destruction de leur foyer.
2008
Assigne sa propriétaire pour acheter les bâtiments de sa mosquée école.
"Quand on regardait mes mains, on les trouvait trop fines, je n'arrivais pas à trouver un travail manuel. Et comme je n'avais pas de diplômes…", se souvient-il. Citer
"J'ai du respect pour M. Taïfour", assure Jean-Pierre Brard. "Mais je ne le laisserai jamais acheter !", promet l'élu, qui a fait jouer son droit de préemption contre le vieux cheikh, rendant la situation inextricable. "Je suis vieux et malade, je suis une proie facile", soupire l'Algérien. A ses yeux, le maire a agi ainsi par "racisme" et "mépris pour l'islam".
Mais le "Gandhi de Montreuil" n'a pas dit son dernier mot : il a assigné la propriétaire du centre de la rue Vaillant devant le tribunal de grande instance de Bobigny, le 3 avril, afin qu'elle lui vende l'ensemble des bâtiments, comme elle s'y était engagée en 1996. On ne se méfie jamais assez des danseurs de tango…
Catherine Simon Citer
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