Gaza et nos médias: que pouvons-nous faire ?

 

« Gaza et nos médias: que pouvons-nous faire ?»

 

 L’éthique professionnelle du journaliste lui commande de se conformer à un code, dans l’exercice de son art, code dont le principe fondamental est de respecter celui qu’il informe par le rapport de faits réels, d’événements tels qu’ils se passent dans le monde, sans fard, ni distorsion.

 

Or, nous constatons, en France, l’exercice calamiteux d’une profession pourtant noble, attendu la pression de groupes dont le but est de formater les esprits par la création d’une pensée monolithique.

 

Il n’est de jour sans mensonge de la part de nos médias, sans trahison de la vérité, sans maquillage, sans travestissement, sans triche. Il n’est de jour sans mise à l’index d’une population en raison de son appartenance religieuse ou raciale. Il n’est de jour sans suscitation de la haine, sans mise au ban d’une certaine catégorie de la population.

Le constat est douloureux, aujourd’hui, et nous révèle des médias de moins en moins indépendants, dans les mains de grands industriels, entretenant la pensée unique, et dés fois incitant au choc des civilisations.

L’attaque de Gaza par Israël a eu pour unique avantage de discréditer définitivement nos médias, absents du terrain et ne réservant aucune couverture spéciale. La mise en balance, par nos médias, d’un tir de roquette ne faisant que des dégâts matériels et l’action planifiée d’une armée contre une population civile désarmée, affamée, ghettoïsée, est insupportable. La mise en évidence du pseudo-traumatisme engendré par les Kassem sur la population israélienne et l’indigence sinon l’absence d’images sur la boucherie perpétrée par une armée suréquipée sur des victimes innocentes, disqualifie non seulement nos médias mais la rend coupable de rétention d’information, d’intelligence avec une puissance étrangère et de complicité dans la perpétration de crimes de guerre et de génocide du peuple palestinien.

Aussi est-il nécessaire d’apporter, en France, une solution au pouvoir exercé par des médias ayant failli à leurs devoirs et à leurs obligations.

Dès lors, la création d’un contre-pouvoir médiatique, afin de briser le système de pensée unique, s’impose.

Pour ce faire, la population française se doit d’être informée, dans sa langue, très justement sur les crimes perpétrés dans le monde, en général, et dans Gaza, en particulier.

Les véritables informations qui nous sont fournies, aujourd’hui, sur les événements de Gaza, n’existent qu’à travers une chaîne, neutre, dont les journalistes, sur le terrain, prennent de véritables risques tout en se conformant au respect du droit d’informer.

Cette chaîne, Al Jazeera, est, hélas, en arabe et en anglais.

Aussi, serait-il nécessaire de favoriser et d’aider son implantation dans notre pays, à travers une Al Jazeera en français, afin de contrebalancer, de manière effective, nos médias qui –sur certains sujets– sont de plus en plus partiels et dont la langue de bois parait être la vertu première.

Dans ce cadre précis, l’Union des Associations Musulmanes de la Seine-Saint-Denis (UAM-93) veut présenter une demande officielle à Al Jazeera pour développer une Al Jazeera francophone, le plus rapidement possible.

Merci de nous contacter pour soutenir cette demande (nom, prénom, tél., qualité) à l’émail suivant : aljazeera@live.fr

 

Fait à Bobigny, le 7 janvier 2009

Le Président de l’UAM-93

H. FARSADOU

 

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Une pensée sur “Gaza et nos médias: que pouvons-nous faire ?

  • 22 septembre 2011 à 2 h 27 min
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    D’ accord.pour une véritable information et pour voir les différence entre celle-ci et les chaîne FRANCaiSEs qui cherche a nuire auxusulmans de l EUROPE!!!

Commentaires fermés.